Dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique Commune d’Amélioration de l’Environnement (PCAE), la Commission de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) a initié, avec le soutien de la Banque mondiale en tant qu’agence d’exécution du Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM), un Programme Régional de Biosécurité (PRB).
Le PRB-UEMOA, est un programme environnemental dont la finalité est d’œuvrer à la préservation de la biodiversité communautaire et nationale contre les risques potentiels associés à l’introduction des biotechnologies modernes.
Il vise à doter l’espace communautaire d’un cadre réglementaire et institutionnel régional, ainsi que de procédures techniques et administratives pour évaluer et gérer les risques environnementaux, socioéconomiques, et sanitaires liés à l’introduction et la manipulation des Organismes Vivants Modifiés (OVM) et produits dérivés dans l’Espace UEMOA.
La Communication constitue un dispositif central dans la mise en œuvre du PRB-UEMOA, en raison de la nouveauté de la question de la biotechnologie moderne et des enjeux liés à son application. C’est pourquoi, à la phase préparatoire du Programme, une série d’études de perception ont été réalisées afin d’identifier les problèmes de communication qui pourraient mettre en péril la réussite du programme et de définir des orientations stratégiques dont la prise en compte devra permettre d’obtenir l’adhésion des acteurs clés de la Biosécurité au cours de son exécution. Un processus participatif a été conduit dont la dernière étape est l’atelier régional de Ouagadougou qui a abouti à l’adoption de la Stratégie de communication du Programme Régional de Biosécurité de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (PRB-UEMOA).
Ont pris part à cet atelier, les représentants des Etats membres de l’UEMOA (cinq (05) participants par pays), de l’UICN, du Réseau des Chambres d'Agriculture de l'Afrique de l'Ouest (RECAO), du ROPPA, de l’APROCA, ainsi que les responsables et experts de la Commission de l’UEMOA. Les représentants de la Banque Mondiale, du CORAF, de la COPAGEN régional, de la CEDEAO et du CILSS, invités, n’ont pas pu prendre part.
Les participants, au cours des à l’atelier régional de validation du document de la Stratégie de Communication, n’ont pas manqué de faire des recommandations :
A l’attention de l’UEMOA
1. Une accélération du processus d’adoption des textes régissant le cadre institutionnel et juridique de la biosécurité dans l’espace UEMOA ;
2. Un renforcement des capacités d’intervention des Coordination Nationales (par la dotation en ressources financières, matérielles) en vue d’assurer la visibilité du Programme en général et de la Stratégie de communication en particulier au niveau des Etats membres de l’UEMOA ;
3. Transférer certaines activités au niveau des Coordinations Nationales en vue de leur exécution avec une plus grande autonomie d’action ;
4. Réactualiser le chronogramme des activités de la Stratégie de communication pour le rendre conforme au contexte actuel ;
5. Prendre en compte le Protocole additionnel de Nagoya-Kuala-Lumpur sur la Responsabilité et la Réparation dans la finalisation de la Stratégie de Communication;
6. Allouer davantage de ressources financières dans les activités de communication au niveau national ;
7. Rechercher d’autres sources de financement auprès des partenaires financiers pour la mise en œuvre de la Stratégie de Communication et
8. Renforcer le mécanisme de fonctionnement des Coordinations Nationales.
A l’attention des Etats membres
Diligenter la mise en œuvre des contreparties nationales conformément aux engagements des Ministres en charge de la biosécurité des Etats membres de l’UEMOA contenus dans la Déclaration de Bamako, annexée au présent rapport.